Syrie: l’EI s’empare de la cité antique de Palmyre

L’organisation Etat islamique s’est emparée entièrement jeudi de la ville antique de Palmyre dans le désert syrien, le groupe extrémiste contrôlant désormais la moitié du territoire syrien, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « Les combattants de l’EI sont dans toutes les parties de Tadmor (nom arabe de Palmyre), y compris près du site archéologique » qui se situe dans le sud-ouest de la ville, a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de cette ONG. « Les troupes du régime se sont effondrées et se sont retirées de toutes leurs positions sans résistance », a affirmé de son côté Mohammad Hassan al-Homsi, un militant originaire de Palmyre.

D’après l’OSDH, les troupes du régime syrien se sont retirées de toutes leurs positions dans et à la périphérie de Palmyre, notamment des renseignements militaires de toute la Badiya (désert syrien), l’aéroport militaire et la prison dans lesquels les jihadistes de l’EI se sont introduits dans la nuit. Le contrôle de l’EI de cette ville vieille de plus de 2.000 ans, fait craindre pour le sort de ses célèbres ruines connues pour leurs colonnes romaines torsadées et leurs tours funéraires. Le site archéologique se situe près de la branche des renseignements militaires conquise par les jihadistes.

Avec la prise de Palmyre, qui ouvre sur le grand désert syrien frontalier de l’Irak, l’EI contrôle « désormais plus de 95.000 km2 en Syrie, soit 50% du territoire du pays », selon l’OSDH. En outre, le groupe est désormais maître de la quasi-totalité des champs pétroliers et gaziers de Syrie après la prise de deux champs gaziers ces derniers jours près de Palmyre. Le régime ne détient plus que le champ de Chaer dans la province de Homs, dont fait partie la ville, tandis que les forces kurdes détiennent les champs de Ramilane dans la province de Hassaké (nord-est).

Pour l’instant, aucune destruction n’est signalée.