Remplacement des F-16: le GIE voudrait bien s’emparer du marché belge avec le Rafale

Alors que les F-16 belges sont vieillissants et que la Défense belge voudrait les changer, le nouveau gouvernement Charles Michel avait annoncé dans l’accord qu’il prendrait une décision à ce sujet. Le processus étant déjà enclenché, le Groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale, composé de Dassault Aviation, de Snecma et de Thales, qui vise à assurer la promotion de l’avion de combat français Rafale, voudrait à tout prix s’emparer du marché. Annoncé il y a quinze jours dans la presse belge, le GIE vient d’inaugurer un bureau à Bruxelles pour promouvoir l’appareil français comme il l’avait fait à Athènes en 2008.

En plus du bureau, le groupe promet des retombées industrielles pour la Belgique si le Rafale était choisi. La proposition française au gouvernement belge comportera « un transfert de technologie à 100% », sans aucune restriction, et un « programme de coopération industrielle qui assure à la Belgique un retour économique au moins équivalent à l’investissement qu’elle fera dans le remplacement des F-16″, a affirmé mardi soir le vice-président principal de Dassault Aviation et directeur du bureau bruxellois du GIE Rafale, Yves Robins, lors d’une réception à la résidence de l’ambassadeur de France en Belgique, Bernard Valero.

Le Rafale est l’un des cinq candidats potentiels au remplacement du F-16, aux côtés du F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin, du F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, du JAS-39E Gripen du suédois Saab et de l’Eurofighter du consortium européen éponyme. Ces appareils sont chacun présentés par une agence étatique à laquelle la Défense a adressé début juin une demande d’information concernant des avions de combat existants et susceptibles de succéder aux F-16 dans le cadre du « Belgian Defence – Air Combat Capability (ACCap) Successor Program« . Ces avions sont en service ou sur le point d’y entrer prochainement au sein des pays de l’Otan et/ou de l’Union européenne.

Ces agences devront fournir, d’ici la fin du mois de novembre, des données chiffrées et notamment évaluer le nombre d’appareils nécessaires selon elles pour assurer les missions demandées, en Belgique et à l’étranger, ainsi que l’entraînement au quotidien des pilotes.

La Défense espère obtenir en 2018 du prochain gouvernement l’autorisation d’acquérir un nouvel avion de combat pour succéder aux F-16 vieillissants entre 2023 et 2028, année de la fin de vie prévue des derniers exemplaires de cet appareil.