L’Unesco condamne les frappes aériennes sur le patrimoine culturel du Yémen 

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a condamné les frappes aériennes sur la cité antique de Marib au Yémen et a appelé toutes les parties engagées dans le conflit à ne pas prendre pour cible le patrimoine culturel exceptionnel du pays, a-t-on appris mercredi d’informations officielles de l’organisation selon l’agence Xinhua.

L’Unesco a été informée des dommages causés au Barrage de Marib par un bombardement dans la nuit du 31 mai. Selon les rapports reçus, d’anciennes inscriptions sabéennes qui apparaissaient sur les murailles du barrage auraient peut-être été endommagées. Ces événements se sont produits une semaine à peine après que le Musée national de Dhamar eut été entièrement détruit. Le musée abritait quelque 12 500 pièces témoignant de la richesse du patrimoine culturel de la région.

« Je suis profondément préoccupée par les nouvelles alarmantes qui nous arrivent du Yémen et nous informent de nouveaux dommages et destructions subis par son patrimoine culturel exceptionnel. Les dégâts infligés au Barrage de Marib touchent l’un des sites majeurs du patrimoine culturel du Yémen et de la péninsule arabique et un témoignage de l’histoire et des valeurs communes de l’humanité » , a déclaré Mme Bokova et d’ajouter : « J’exhorte vivement toutes les parties impliquées à ne pas prendre pour cible des sites et des monuments du patrimoine culturel. »

Beaucoup d’autres sites historiques ont subi les dommages collatéraux du conflit armé, notamment les villes anciennes de Sana’a et Zabid, inscrites sur la Liste du patrimoine mondial, ainsi que les centres historiques des villes de Sada’a, Mukalla et Taez, selon les mêmes sources.