Alexsandar Jablanovic: « Il est inacceptable que dans l’Europe du XXIème siècle, le culte chrétien ne soit pas respecté » 

 L’ancien ministre des Communautés et du retour du gouvernement du Kosovo, Alexsandar Jablanovic, a participé à la table ronde «Persécution des chrétiens au Kosovo» organisé par l’Institut d’études historiques de l’Université CEU San Pablo. Lors de son discours, Jablanovic a qualifié d’inacceptable qu’au  » XXIème siècle, en Europe, on ne puisse pas accéder aux lieux de culte de la religion chrétienne. » Il a également déploré que « ce que vit le peuple serbe et les chrétiens depuis plus de 500 ans ne soient pas traités dans l’actualité d’aujourd’hui. » L’ancien ministre, qui a été démis de ses fonctions le mois dernier pour avoir condamné la lapidation d’un bus dans lequel voyageaient des chrétiens, a qualifié cet acte de «sauvagerie» et a exprimé son intention d’ouvrir les yeux de l’Europe pour qu’elle voit où est le sang et protège les chrétiens, catholiques ou orthodoxes, ainsi que le peuple serbe et albanais qui respecte la religion.  Jablanovic a expliqué que « nous attendons une réaction claire des autorités pour défendre les droits et les objets du culte chrétien » même si « il n’y a aucun indice pour expliquer qui est derrière ces attaques ». Il a lancé un appel à la lutte pour « préserver le grand héritage de la religion chrétienne aux générations futures. »

A la table ronde, participait également le Père Andrey Kordochkin, représentant de l’Eglise orthodoxe russe en Espagne et curé de la paroisse de Sainte-Marie-Madeleine (Madrid), qui a souligné la nécessité « d’éviter le pessimisme associé aux chrétiens du Kosovo ». Pour sa part, le Père Otac Srdjan, représentant Mgr Théodose du Kosovo, en charge des relations entre l’Église orthodoxe et catholique (diocèse de Raska Prizren), a expliqué qu’ « après tant de souffrances, nous devons essayer que ceux qui ne partagent pas ces valeurs, soignent leur haine, guérissent et retrouvent le tissu qui compose le patrimoine du christianisme « . La table ronde, présidée par le directeur de l’Institut des études historiques à l’Université CEU San Pablo, Alfonso Mendoza Bullón a compté également l’ambassadeur serbe en Espagne, Danko Prokic.