Un groupe d’études sur les chrétiens d’Orient au Parlement européen 

Après l’Assemblée Nationale et le Sénat en France, c’est au tour du Parlement européen de se doter d’un groupe d’études sur les chrétiens d’Orient comme l’a annoncé la CHREDO (coordination chrétiens d’Orient en danger) sur Twitter et dans un communiqué. L’initiative est venue de la député européenne UMP Michèle Alliot-Marie. La première réunion avait lieu aujourd’hui et elle a abordé: l’état des lieux de la situation des chrétiens au Moyen Orient et l’action que pourrait entreprendre l’UE en faveur de la protection des chrétiens d’Orient et plus largement des minorités religieuses. La député FN Marie-Christine Arnautu était présente ainsi que la député UMP Angélique Delahaye entre autres. Cette création fait suite à une demande de la CHREDO au Parlement européen, lors de son audition le 18 septembre 2014.

La CHREDO a remercié dans un communiqué l’action de Michèle Alliot-Marie et se félicite de cette avancée: « La CHREDO exprime sa reconnaissance à Mme Alliot-Marie, qui dote ainsi le Parlement européen d’une instance d’information, de concertation et de lobbying sur les chrétiens d’Orient, instance qui a montré toute son utilité à l’Assemblée nationale en permettant aux députés de peser plus efficacement sur la diplomatie française. Le président de la CHREDO, Patrick Karam, ancien délégué interministériel, considère que « Cette création constitue une nouvelle étape dans la prise de conscience sur la situation critique des chrétiens dans cette partie du monde. Le Parlement européen avec cet outil opérationnel va pouvoir se montrer plus réactif et se donner les clefs pour mieux appréhender la complexité de la situation sur le terrain et les solutions à préconiser. L’audition des experts, des religieux et des ONG qui travaillent sur la question, permettront de donner aux eurodéputés une connaissance précise de la situation et servira de caisse de résonance à l’urgence politique, militaire, humaine et humanitaire dans cette région du monde. »

Dans son discours d’introduction, la député Michèle Alliot-Marie a tenu à souligner que devant ce drame l’UE ne pouvait pas rester passive: « l’Europe ne saurait nier ses racines chrétiennes, elle qui se veut le pourfendeur, le porte-parole de la tolérance; elle ne saurait rester indifférente au sort de ces milliers d’hommes et de femmes pourchassés du fait de leur foi. » Elle a également rappelé qu': « être parlementaire, c’est aussi agir. »