Ukraine: les USA et l’UE veulent une unité dans les sanctions tandis que Lavrov appelle au dialogue avec l’UE 

Le président américain Barack Obama et le président du Conseil européen Donal Tusk se sont adressés hier aux journalistes chacun de leur côté avant leur rencontre à la Maison Blanche. Ils ont souligné l’importance du maintien de l’unité transatlantique pour imposer des sanctions à la Russie quant à la crise en Ukraine. Le président américain a déclaré aux journalistes:« Nous sommes tous engagés à s’assurer du respect des principes de base de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, qui ont été menacées par l’agression de la Russie. Nous avons pu maintenir une unité forte quant aux sanctions. » Il a annoncé qu’il allait discuter avec Donald Tusk des moyens pour surveiller efficacement la situation en Ukraine, et de comment continuer à maintenir la pression sur la Russie et les rebelles dans l’est de l’Ukraine afin qu’ils respectent les accords de cessez-le-feu signés le mois dernier. Pour Donald Tusk, le besoin d’unité entre l’Europe et les États-Unis est le « dénominateur commun » dans la gestion des défis auxquels ils font face:« Nous pouvons clairement voir » que les ennemis « tentent de nous diviser. Mais quand nous sommes unis, nous pourrons mettre un terme à la politique agressive de la Russie contre ses voisins. Nous ne devons pas seulement parler d’une même voix, mais aussi agir à l’unisson. »

Mardi, lors d’une rencontre avec son homologue espagnol, José Manuel Garcia-Margallo, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires Etrangères russe a critiqué l’OTAN pour ses activités militaires en hausse près des frontières russes et a appelé à une résolution des conflits avec l’UE par le dialogue:« La hausse des activités militaires près des frontières russes n’aide pas à reconstruire la confiance dans l’Europe et l’Atlantique. Nous devrons réagir à cela de manière appropriée. Moscou est convaincu que ces problèmes devraient être résolus en dialoguant de manière réciproquement respectueuse. Nous espérons que le bon sens prédominera au sein de l’UE car la normalisation des relations est réciproquement bénéfique pour la Russie et le bloc. » José Manuel Garcia-Margallo n’a vu de son côté aucune raison d’accroître les sanctions puisque l’accord de Minsk est respecté.