Présidentielle 2017: l’UMP opte pour une primaire ouverte 

L’UMP a annoncé hier comment elle choisirait son candidat pour la prochaine élection présidentielle de 2017. Le groupe de travail, chargé de cette question, était dirigé par le député des Hauts-de-Seine: Thierry Solère. Le bureau politique de l’UMP a voté à l’unanimité le cadre de l’organisation de la primaire ouverte. Les deux tours auront les 20 et 27 novembre 2017. Le bulletin de vote sera papier. Le parti renonce donc à l’électronique comme cela avait été le cas pour l’élection à la présidence  de l’UMP en novembre 2014. 10 000 bureaux vote seront répartis sur l’ensemble du territoire. Les électeurs auront l’obligation de signer une « charte de l’alternance » dans laquelle ils indiqueront « partager les valeurs de la droite républicaine et du centre » et s’engager « pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France ». Ils devront également verser une contribution de deux euros par tour de scrutin.

Pour se présenter, le candidat devra:

 – avoir 18 ans au moment de l’élection présidentielle de mai 2017

 – être inscrit sur les listes électorales

 – accueillir plusieurs parrainages: au moins de 2500 d’adhérents, de 250 élus répartis sur 30 départements et de 20 parlementaires

Les dépôts des candidatures adressées à la Haute Autorité devront intervenir au plus tard le 9 septembre 2016. Le mercredi 21 septembre 2016, dans une déclaration officielle, la Haute Autorité officialisera les noms des candidats ayant satisfait aux conditions fixées. A cette date débutera officiellement la campagne de la primaire.

Un prochain bureau politique doit travailler sur les parties statutaires de cette primaire.

D’ailleurs, selon les modalités indiquées par l’UMP, on envisage déjà la candidature de Sarkozy que tout le monde attend:« Si la démission de tout candidat membre de la direction de l’UMP est actée au jour de sa candidature, un prochain bureau politique détaillera la gouvernance à mettre en place au sein de notre parti ainsi que les conditions dans lesquelles l’UMP serait administrée si son président se portait candidat à la primaire, et cela de la déclaration de sa candidature jusqu’à l’organisation de la primaire…Le candidat vainqueur de cette primaire proposera, dès le lendemain,  les conditions de la gouvernance de notre formation politique jusqu’à l’élection présidentielle. » Comment ne peut-on pas imaginer un seul instant que ces lignes ne concernent pas directement Nicolas Sarkozy ?