Pour l’évêque de Cordoue, il ne faut pas réduire la première communion à une fête sociale 

 L’évêque de Cordoue (Espagne), Mgr. Demetrio Fernández, dans sa lettre pastorale hebdomadaire parle de la célébration de la première communion dans son diocèse, comme d’habitude en mai et met en garde contre le danger d’en faire « juste une fête sociale. » «Il est bon de se réunir, de partager cette joie avec toute la famille », dit-il, mais souligne que « la meilleure façon d’aider ces enfants, c’est d’entrer dans la vérité de ce que nous célébrons», « le meilleur cadeau pour ces enfants est leurs parents et tous ceux qui viennent à cette première communion communient au Corps du Seigneur, en ayant fait une bonne confession, fruit d’une conversion sincère ». En Espagne, l’année dernière, 245 427 premières communions ont été célébrées. La dépense moyenne par famille pour cette célébration, y compris costume ou robe des enfants est estimée à 2.500 euros. L’évêque a encouragé à « éviter le surplus de cadeaux aux enfants, cadeaux qui les intéressent même pas», car «le meilleur cadeau, le seul irremplaçable, c’est Jésus et rien d’autre en ce jour ne doit détourner l’attention des enfants » . Mgr Fernandez a également demandé « de ne pas faire des enfants des victimes de la société de consommation qui nous étouffe et peut asphyxier en eux l’expérience précieuse de la première communion. » « Les enfants de la première communion représentent cette éternelle enfance pleine d’innocence, de tendresse, de joie, présente dans le visage de tant d’enfants, que nous voyons ces jours, vêtus des habits de première communion ». Pour Mgr. Fernandez, le jour de la première communion  » est un moment heureux dans la vie de chaque chrétien», «inoubliable» et «un temps de grâce spéciale de Dieu à un âge précoce de notre la vie. » C’est quelque chose que l’évêque a défini comme « Dieu se tournant sur chacun de ces enfants pour leur faire comprendre qu’Il nous aime pour toujours, qui est bon pour nous, qu’Il est toujours prêt à pardonner, qu’Il nous veut heureux dans la vie terrestre et au ciel pour toujours « . Les enfants vivent cette proximité avec Dieu « sans difficultés particulières. La référence à cette expérience heureuse de la première communion aide de nombreuses personnes tout au long de leur vie d’adulte. D’où l’importance de bien vivre cette étape de la première communion ». C’est pourquoi l’évêque de Cordoue insiste sur l’importance d’aider les enfants à vivre « une expérience heureuse centrée sur Jésus-Christ, comme le meilleur des amis,qui nous introduit à la vie de Dieu pour toujours. »