Pour le PS, les élections se suivent et se ressemblent 

Dans une certaine indifférence médiatique se tenait dimanche une législative partielle dans la 3ème circonscription de l’Aube. Les résultats sont encore une fois sans appel et sans surprise. Gérard Menuel, le candidat UMP, agriculteur en retraite de 62 ans adjoint aux finances à la mairie de Troyes et suppléant de François Baroin depuis 1993, a obtenu 40,76% des suffrages. Bruno Subtil, 59 ans, président départemental du FN, se qualifie facilement pour le second tour dimanche prochain avec un score de 27,64%. Le candidat PS Olivier Girardin (14,69%, chiffre en recul de 14 points pour le parti socialiste par rapport à 2012), est devancé dans tous les cantons par le FN, sauf dans celui de la Chapelle-Saint-Luc dont il est maire et où il arrive en tête. Il n’atteint pas le second tour.

Il faut noter une abstention massive de 75,37% qui est tout aussi significative que ne l’est la défaite du PS, qui devait s’y attendre. Certes il n’est pas anormal d’avoir un taux d’abstention assez conséquent  dans une législative partielle mais pas aussi élevé. On peut signaler en premier que les gens ne se déplacent plus pour aller voter, signe que quel que soit le parti, la politique ne les intéresse plus vraiment. On pourrait nuancer ce constat si on considère que nous sommes en pleine période de fêtes et que les magasins étaient ouverts ce dimanche, pour la première fois, comme chaque année à cette période. Toutefois, l’opinion général est bien au dégoût et au rejet de la politique. Deuxièmement, seuls les militants se déplacent pour aller voter et à droite, on est en pleine mobilisation que ce soit à l’UMP qui vient d’avoir un nouveau président, qu’au FN qui est en pleine conquête électorale. De leur côté, les militants socialistes démoralisés ne se déplacent plus pour aller voter. Seuls les derniers irréductibles votent tout en sachant déjà que le résultat sera très mauvais.

En février se profile une nouvelle législative partielle dans le Doubs dans le fief de Pierre Moscovici avant les cantonales en mars 2015 puis les régionales qui pourraient avoir lieu, elles, en décembre 2015.  A moins d’un revirement inattendu, la gauche peut se préparer à de sévères défaites !