Pour Gador Joya, porte-parole de droit à la vie, la journée internationale de l’handicap est une « énorme hypocrisie » 

Gador Joya, porte-parole de droit à la vie (DAV) a déclaré que la Journée internationale des personnes handicapées était une « énorme hypocrisie » alors que l’Espagne maintient le cadre juridique qui permet l’avortement des bébés diagnostiqués avec le syndrome de Down. Le porte-parole de DAV a déclaré que seuls les pays qui protègent le droit à la vie de toutes les personnes avec handicap et ce dès le sein maternel devraient le célébrer et non tous ceux qui favorisent leur élimination sous des prétextes eugéniques. Droit à la vie dénonce également le paradoxe vécu par une société qui, d’une part, célèbre la Journée internationale des personnes handicapées et de l’autre considère bien l’avortement réalisé en cas d’handicap détecté. Les données parlent d’eux-mêmes. En Espagne, seul 10 % des embryons diagnostiqués avec le syndrome de Down naissent. Selon les données publiées par la Fondation Jérôme Lejeune, des 609 enfants diagnostiqués l’année dernière avec le syndrome de Down, seulement 65 sont nés, les autres ont été avortés. Il y a deux semaines, lors de la VIè Marche pour la vie et devant le siège de la Cour constitutionnelle à Madrid, l’association a qualifié de « scandaleuse » l’attitude impassible de la plus haute instance responsable de la protection de la Constitution, et dénoncé le fait que la vie d’êtres humains soit devenue « l’objet d’un marketing électoral. » La Fondation Jérôme Lejeune, récemment installée en Espagne, a critiqué la Cour Constitutionnelle  qui, depuis 5 ans, n’a pris de décision sur la «Loi Aido » alors qu’en trois semaines elle a su résoudre d’autres problèmes comme celui de la Catalogne.