Mgr Reig Pla rappelle que l’Église ne permet pas l’interruption de nourriture et d’hydratation des patients

Face à la controverse sur le cas de la fillette galicienne souffrant d’une maladie dégénérative irréversible et sur la question d’arrêter l’alimentation pour hâter sa mort, l’évêque d’Alcala Mgr Reig Pla a publié sur le site de son diocèse le communiqué suivant de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, apportant les réponses à certaines questions de la Conférence épiscopale américaine sur l’alimentation et l’hydratation artificielles.

Selon ce document publié, il est moralement obligatoire de continuer d’aliment un patient en « état végétatif », même avec des moyens artificiels, pour éviter la mort par inanition et déshydratation. Même si le patient ne peut pas reprendre conscience, les médecins ne peuvent pas arrêter l’alimentation en eau et nourriture: « Un patient dans un « état végétatif permanent » est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, c’est pourquoi on doit lui donner les soins ordinaires et proportionnés qui comprennent, en principe, l’administration d’eau et de nourriture, même par des moyens artificiels. » Ces réponses de la Congrégation de la Foi ont été approuvée par Benoît XVI en 2007.

 Le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, avait déclaré jeudi qu’il était prêt à ouvrir le débat social et politique sur l’euthanasie lors de la prochaine législature et, « si il y a consensus et majorité parlementaire » à faire approuver une loi qui la régule . Le leader de l’opposition, interrogé sur le cas d’Andrea, jeune fille galicienne de 12 ans atteinte d’une maladie dégénérative et dont les parents réclament pour elle une « mort digne » consistant en l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, avait dit que le cas d’Andrea n’avait rien à voir avec l’euthanasie mais avec une mort digne. Il avait cependant souligné que le comité de bioéthique, avec des professionnels indépendants, avait acquiescé à la demande des parents, et demandait au gouvernement galicien de «céder et d’accepter la demande des parents d’Andrea. » L’Hôpital de Saint-Jacques s’est seulement engagé à limiter l’effort thérapeutique. « Les parents ont un droit humain et un droit légal. Cela est non seulement recommandée par l’OMS, mais aussi par le comité de bioéthique », a déclaré Pedro Sanchez.