L’Église bolivienne demande que l’image du pape ne soit pas utilisée dans les messages politiques

La Conférence épiscopale bolivienne (CEB) a publié une déclaration dans laquelle « elle regrette et dénonce toute forme de manipulation ou d’utilisation des messages de l’Église catholique et, en particulier, de sa tête et de son berger, le pape François « . Le texte ajoute «qu’il demande plus de respect pour la figure du Saint-Père, de la part des autorités et des dirigeants publics. Ses messages doivent être lus dans leur intégralité, dans leur contexte et en évitant des lectures partielles et intéressées ». Récemment, Samuel Doria Medina, chef de l’opposition, a publié, en relation avec la réélection du président Morales, une photographie du Saint-Père avec le mot « NO » peint sur sa main droite, et une phrase du pape: « Garder le leadership longtemps, conduit à la tyrannie « . La situation s’est à nouveau détériorée en raison du référendum constitutionnel du 21 février 2016, qui proposera la possibilité de présenter pour un quatrième mandat –ce qui n’est pas prévu par la Constitution– Evo Morales et Alvaro Garcia, président et vice-président de la Bolivie aujourd’hui. L’opposition a aussi critiqué l’utilisation de l’image du pape par Doria Medina, comme un manque de respect pour la communauté catholique de Bolivie, et dénoncé le président Morales pour afficher dans différentes parties du pays , des panneaux avec des phrases du pape en sa faveur ainsi que des photos de sa rencontre avec le pape lors de sa visite en Bolivie.