Le tribunal pour mineurs de Vigo a confirmé la décision de faire avorter une mineure de moins de 15 ans malgré l’opposition de ses parents

 Suite à la réforme de la loi Aído menée par Mariano Rajoy, les filles de 16 et 17 ans doivent obtenir le consentement parental pour avorter. Cependant, dans ce cas, le juge de la famille de la Cour de première instance de Vigo a estimé que l’enfant se trouvait avec un « risque d’exclusion sociale et en danger imminent suite au conflit avec ses parents», de sorte qu’il a autorisé l’avortement . Les parents de la mineure avaient refusé leur consentement à l’avortement et avaient indiqué leur volonté de prendre soin du bébé à la naissance. Polonia Castellanos, président des Avocats chrétiens, dit que se profile «une plainte parce que nous considérons que le juge, dans cette affaire, a transgressé ses pouvoirs. » Les raisons de cette transgression seraient qu’il faut toujours veiller à « l’intérêt supérieur de l’enfant », mais « ici, faire avorter une mineure, ne nous semble pas être dans l’intérêt supérieur de l’enfant, quand il est démontré que l’avortement a un certain nombre de conséquences physiques et psychologiques qui affectent un pourcentage très élevé de femmes ». Castellanos précise qu’ayant seulement 15 ans « il aurait été précieux de considérer l’opinion des parents qui souhaitaient que la fillette poursuive sa grossesse, » et que l’on a appliqué à la mineure  » une loi qui ne devait pas l’être ».

La loi Aido permet que les filles âgées de 16 à 17 puissent avorter sans consentement parental. Mais la réforme du gouvernement de Rajoy a posé une réserve. Le consentement des parents est nécessaire mais en cas de différend, c’est au tribunal de trancher.  « Mais dans ce cas-ci, cela n’était pas applicable parce que la jeune fille avait 15 ans et non 16 ou 17, et on a appliqué une loi qui ne la concernait pas», a déclaré Castellanos. Actuellement, l’enfant est dans un centre d’accueil. « Comme elle est maintenant placée dans un centre pour subir un avortement, elle aurait pu l’être dans un centre pour femmes enceintes, d’autant que la relation qu’avait la fillette avec les parents n’a pas été solutionnée et a certainement empirée ». « La seule explication est qu’il semble que, dans ce pays, on donne la préférence à la culture de désunion : l’avis des parents de cette enfant ne compte pas, malgré la loi les désignant comme les seuls ayant pouvoir. Dans le cas de la petite Andréa, mineure à qui a été retiré l’alimentation artificielle (sur demande des parents contre l’avis médical), la seule opinion qui comptait était celle des parents « . « La seule opinion qui compte, c’est quand vous voulez donner libre cours à la culture de la mort, à la culture du rejet et au négoce de l’avortement ou l’euthanasie. »