Le Parlement français examinera à la rentrée le texte de l’accord sur le Mistral 

C’est Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, qui l’a annoncé dans une interview à RTL: le texte sur l’accord pour le règlement du dossier des navires Mistral sera examiné dès la rentrée par le Parlement, c’est-à-dire dès le 14 septembre: « On connaîtra à la fois les conditions, sur quelles bases a été calculée cette indemnité, et on aura une discussion pour savoir ce que deviendront ces navires. » Si une première étape a été franchie, il faudra encore s’armer de patience avant de voir le dossier définitivement réglé du côté français, la Russie étant pour l’instant satisfaite d’avoir obtenu le remboursement. En effet, contrairement à ce qu’on pourrait lire sur certains sites, il semblerait que la Russie ne tenait finalement pas plus que ça au Mistral comme on peut le lire dans un article de L’Opinion de novembre dernier: « A ces enjeux financiers s’ajouterait la victoire politique des milieux russes les plus nationalistes, car le contrat Mistral n’a jamais fait l’unanimité à Moscou. L’idée même d’acheter des équipements militaires à l’étranger, qui plus est à un pays membre de l’Otan, reste sur l’estomac de nombreux responsables russes. Les deux hommes qui ont conclu le contrat – le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov et le chef d’état-major Nicolaï Makarov – ont été débarqués sans ménagement fin 2012″, l’auteur Jean-Dominique Merchet ajoutant que la somme des remboursements permettrait à la Russie d’investir dans la modernisation de ces chantiers navals…pour construire ces propres navires ! Au final, la rupture de ce contrat arrangerait bien la Russie et Poutine car en plus cela met la France dans une position délicate.

Deux questions vont se poser: premièrement où prendre l’argent pour rembourser la Russie, comme le rappelle rapidement mais si bien le blog Lignes de Défense alors que ce problème réel n’est pas évoqué par la presse et deuxièmement que faire des Mistral ? Par rapport à cette dernière question, on évoque plusieurs pays intéressés dont l’Égypte, l’Arabie Saoudite, le Canada et le Brésil par son acquisition. Auparavant, il faudra enlever des deux bâtiments les inscriptions russes et certains équipements. La marine française, de son côté, n’en veut absolument pas car cela risquerait de désorganiser sa flotte et qu’elle n’en a aucun besoin.