Le Parlement des Asturies rejoint la vague en faveur de l’euthanasie en Espagne 

 La Commission de la santé du Parlement des Asturies a approuvé la semaine dernière, par les voix du PSOE, de Podemos et IU (Gauche Unie), une proposition non législative qui vise à la légalisation du suicide assisté. L’initiative a été défendue par le député UI, Marta Pulgar. Plusieurs parlements régionaux ont déjà tenté de forcer l’imposition de l’euthanasie en Espagne.

Pulgar a déclaré que ce débat est « dépassé » de la société qui veut des changements dans la législation et les institutions. Bien que la chambre des Asturies n’ait pas le pouvoir de faire face à ce type de réforme, selon IU, ce qui est demandé c’est l’ouverture d’une « discussion calme » au Congrès sur cette question. La loi, a expliqué Pulgar, punit par son caractère général « les conduites liées au suicide assisté ou à l’exécution de la mort de ceux ne veulent pas vivre ». Selon UI, il s’agit d’une régulation juridique « trop ​​vague » qui demande des changements. IU a également fait référence à la nécessité de régler le « choc » entre deux visions de la vie: « ceux qui voient la vie comme un don inaliénable et ceux qui pensent que chacun est maitre de la vie propre. » On fait face à la «sainteté de la vie contre la liberté d’en disposer. » « Il ne serait pas logique que ceux qui croient en la sainteté de la vie l’impose aux autres ». Un discours similaire a été tenu par Andrés Fernández Vilanova, de Podemos, qui a confirmé l’existence de «deux visions du monde opposées » sur l’euthanasie et le suicide assisté. Fernández Vilanova a dit qu’il existe déjà un « consensus clair » tant scientifique que social « au niveau international ». « Il s’agit que les deux points de vue puissent coexister et les deux aient un cadre légal», a-t-il dit. Le député PSOE Carmen Eva Perez a également été favorable à l’ouverture de ce débat dans le domaine juridique, au motif que «la réalité sociale dépasse le statut législatif» de l’euthanasie. Elle a déclaré que «les citoyens ont en charge la gestion de leur propre vie. »

La position défendue par les trois partis politiques a trouvé l’opposition des partis Ciudadanos, Foro Asturias et le Parti populaire. Foro Asturias et Ciudadanos ont voté contre la proposition tandis que le PP s’est abstenu. Luis Armando Fernandez de Ciudadanos a opposé à l’argument de UI le grand accord social sur la légalisation de l’euthanasie. « Nous pensons que la capacité de refuser un traitement de maintien en vie et de laisser par écrit dans un testament fait durant sa vie sont en eux-mêmes sujets de consensus dans la société ». Le porte-parole de Forum Asturias, Cristina Coto, a souligné que cette question va « au-delà » des pouvoirs de l’Assemblée générale et du gouvernement régional.