Le modèle libanais peut être un solution de coexistance pour l’Irak et la Syrie 

Le Nonce apostolique au Liban, Mgr Caccia a dit que le Liban est un modèle de coexistence multi-religieuse qui pourrait aider à résoudre les conflits du Moyen-Orient. « Il n’y a pas de majorité ou minorité, chacun est partie d’un tout», a déclaré Mgr. Gabriele Caccia à plusieurs journalistes catholiques, lors d’une réunion à la nonciature à Jounieh, Liban.
«Même maintenant, si nous cherchons une solution pour l’Irak et la Syrie, un groupe domine tous les autres», a-t-il dit. « L’ inspiration pourrait être le Liban, où il y a place pour toutes les communautés. »

Mons. Caccia, Nonce au Liban depuis 2009, a déclaré que la préservation de la stabilité politique au Liban est «vitale» pour fournir un exemple pour la région.
Le Liban est «plus qu’un pays, il est un message » un message de liberté et de coexistence ».
Le Liban est «très ouvert à l’Occident » mais est également  » très traditionnel dans ses valeurs. » Le Nonce a décrit cela comme un « signe de l’équilibre entre ses nombreuses contradictions ».
La population du pays est divisée inégalement entre Maronites et autres chrétiens, musulmans chiites et sunnites, et druzes et la constitution du pays rejette à la fois la laïcité et la théocratie. L’état permet à chaque communauté de se conformer à ses lois. « Ceci est une façon de rester ensemble ». Le nonce a décrit le pays non pas comme une «démocratie de numéros», mais comme une «démocratie des décisions communes» reflétant à la fois les pensées chrétiennes et non-chrétienne. L’accord de partage constitutionnel demande un premier ministre sunnite, un président chrétien maronite et un président du parlement chiite. La moitié des postes parlementaires et ministérielles sont donnés aux chrétiens. Contrairement à la plupart des autres pays moyen-orientaux, les conversions religieuses sont légales au Liban. Le Nonce a salué, à cet égard, le respect de conscience que permet le système : 18 communautés religieuses différentes qui ont voix dans le pays.
Le Liban est « très complexe, mais très beau », a déclaré Nonce.

Le Nonce a déclaré que les atrocités qui sont en train d’être commises le sont autant contre des chrétiens que contre des musulmans mais les chrétiens sont des «dommages collatéraux» de la politique des grandes puissances dans la région. Le sort des chrétiens « n’est pas quelque chose qui intéresse vraiment les grands agendas politiques des grandes nations. »

« Bien sûr, quelque chose doit être fait, juste au cas où. Ce n’est pas une priorité. »
Le Nonce rappelle que les chrétiens libanais ont joué le rôle de pont entre musulmans chiites et sunnites au Liban où il y a des villages d’une seule religion, chiites, sunnites, chrétiens et druzes mais dans les villages mixtes, il n’y aura jamais des chiites et des sunnites alors qu’il y a sunnites et chrétiens, druzes et chrétiens, chiites et chrétiens . Les chrétiens ont la possibilité de parler avec tous et d’être un pont pour chacun, a dit le Nonce, signalant le rôle des chrétiens dans l’éducation et l’apport d’une vision de la société

La présence des chrétiens au Moyen-Orient est également indispensable pour ceux qui cherchent la liberté, des valeurs démocratiques et des solutions globales à des problèmes politiques.
Mgr Caccia a déclaré: « qu’il est plus intelligent d’aider les communautés qui vivent dans cette partie du monde et partager cette mentalité plutôt que de détruire et d’exiler ces personnes »