Le gouvernement turc critique la Russie pour avoir parlé de génocide arménien 

Le gouvernement turc a rejeté et condamné le discours de vendredi du président russe, Vladimir Poutine, dans lequel il a qualifié la tuerie d’un million d’Arméniens par l’Empire ottoman de « génocide », terme qu’Ankara juge incorrect puisque la Turquie nie qu’il y ait eu une motivation haineuse ethnique ou religieuse. « Considérant la quantité d’assassinats massifs, l’exil (et autres crimes) qu’a produit la Russie dans le Caucase, en Asie centrale et Europe de l’Est au cours du siècle dernier, nous croyons que Moscou devrait savoir mieux que quiconque ce qu’est un génocide et les dimensions juridiques qu’il doit avoir » dit un communiqué du ministère des Affaires étrangères turque en référence aux crimes de l’Union soviétique. Le gouvernement turc, qui se considère comme successeur légitime de l’Empire Ottoman, n’accepte pas que la haine ethnique ou religieuse ait motivée les meurtres, et nie que les victimes dépassent le million et demi morts. Le parti nationaliste Jeunes-Turcs a perpétré le massacre du 24 avril 1915 dans le contexte de la Première Guerre mondiale. La Turquie dit qu’il ne s’agissait pas d’un plan cherchant à exterminer la population arménienne de l’Empire ottoman, alors que le Gouvernement arménien estime qu’ils ont été tués parce qu’ils étaient chrétiens et avaient une origine raciale différente.