Le cimetière militaire national de Rougemont 

Près de la ville de Rougemont, commune du Doubs,se trouve un cimetière militaire regroupant les corps de 2169 soldats français dont 153 inconnus et 1251 musulmans venant d’Afrique du Nord, qui ont participé à la Libération de l’Est de la France en 44 mais aussi quelques-uns du début de la guerre. Ce cimetière s’étend sur 1,4 hectares. Il a été créé en 1945 par la Première Armée française Rhin et Danube. Après 1951, suite à des aménagements, les corps de cimetières militaires du Doubs, de la Côte-d’Or, de la Haute-Saône et des Vosges sont rapatriés à Rougemont.

Parmi les personnages célèbres enterrés se trouve le général Diego Brosset. Né en 1898, il s’engagea volontairement dans l’armée française en 1916 à l’âge de 18 ans. Après la guerre, il rentre à Saint-Maixent. On le retrouve ensuite dans l’infanterie coloniale aux confins algéro-tunisiens, puis en Mauritanie, en Afrique occidentale française et en Tunisie. Il passera aussi par les Affaires Indigènes, l’Ecole de Guerre et enfin l’État-major du Corps d’Armée colonial. En 1940, il se rallie au général De Gaulle. Après 1943, il sera à la tête de la Première Division française libre, où il succédera au Général Koenig. Il participe au Débarquement de Provence. Après la libération de Lyon le 3 septembre, il assurera quelques jours l’administration de la ville en plus de son commandement. Il meurt le 20 novembre 1944 dans un accident de jeep à Champagney, dans le Doubs, alors qu’il revenait de l’inspection de ses premières lignes. Il était titulaire de nombreuses décorations et citations. Il sera fait compagnon de la Libération, le jour même de sa mort. Le général Saint Hillier disait de lui:« Il faudrait un volume pour dire ce qu’était le général Brosset, une encyclopédie pour dire ce qu’il savait, une bibliothèque pour contenir ce qu’il disait. » De Gaulle dira à sa veuve:« Je n’ai eu du général Brosset autre chose que des preuves éclatantes d’ardeur, de noblesse de cœur, de désintéressement, de dévouement à son devoir et à tous ceux qui dépendaient de lui. « 

On peut regretter que ce cimetière ne soit pas plus connu. Il semble peu visité et mis en valeur. Il faut connaître pour s’y rendre et le trouver. Selon certains témoignages du livre d’or, des proches de soldats tués se rendent régulièrement au cimetière pour certains. Seul le drapeau est fleuri par une gerbe avec le drapeau bleu blanc rouge.

© La Nouvelle Gazette

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