La présidente centrafricaine quitte l’assemblée générale de l’ONU pour rentrer à Bangui 

La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, a quitté lundi New York, où elle participait à l’Assemblée générale de l’ONU, pour rentrer précipitamment à Bangui sous haute tension selon des sources diplomatiques occidentales rapportées par l’agence Belga.  Mme Samba Panza était censée rester à New York jusqu’à la fin de la semaine, une réunion sur la Centrafrique étant prévue jeudi en marge de l’Assemblée, mais elle a interrompu son séjour en raison des troubles en cours à Bangui. La capitale centrafricaine est restée paralysée toute la journée de lundi par des barricades érigées sur ses principaux axes, dans un climat d’extrême tension après un week-end de violences meurtrières accompagnées de pillages. Trois manifestants ont été tués et sept blessés à la mi-journée par des tirs de Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), chargés de la protection des abords du palais présidentiel, a indiqué à l’AFP une source hospitalière, sous couvert de l’anonymat. Les manifestants s’étaient dirigés vers la présidence en réclamant la démission de Mme Samba Panza. La Minusca a démenti avoir ouvert le feu contre des manifestants. Même si le niveau des violences a considérablement baissé en Centrafrique, le pays connaît une insécurité persistante. Des élections présidentielle et législatives doivent en principe être organisées avant la fin de l’année.

Selon le blog Lignes de Défense, un militaire français a été légèrement blessé par balle dimanche à Bangui mais ses jours ne sont pas en danger. Des manifestants d’un collectif demandent le départ des Français et de l’opération Sangaris.