La France sous anesthésie « générale » ? 

Capture-decran-2014-09-25-a-18 Alors que l’Europe toute entière glisse peu à peu vers le chaos via menaces, attentats ou agressions, la France ne fait pas exception. Nous n’aimons pas être pessimistes, nos gouvernants encore moins, mais à un moment il s’agit d’ouvrir les yeux en toute objectivité.

Pas un jour ne se passe, et ce depuis des années, sans qu’une mauvaise nouvelle ne vienne envahir les médias. Ce sont des attentats majeurs comme ceux du Bataclan le 13 novembre dernier ou ceux de Charlie-Hebdo le 7 janvier précédent.  Il y a également des faits qui touchent moins de personnes mais tout aussi importants: la ville de Calais en proie aux migrants de plus en plus nombreux et de plus en plus menaçants; le suicide de ce cardiologue au mois de décembre, victime de pressions sociales; ou encore la promesse que dès le mois d’avril tous les actes liés à l’IVG seraient remboursés gratuitement.

Cette actualité française dont nous n’avons cité ici que quelques exemples est très sombre. L’espace d’un moment, les Français réagissent, laissent place aux sentiments « c’est horrible », « les victimes n’avaient pas mérité ça » et puis ils retombent dans leur torpeur. L’anesthésie fait effet. Car oui, nous pouvons le dire, notre pays est dans une grande inertie. Nos dirigeants adressent leurs vœux ici et là mais ils s’arrêtent à ces mots et ne s’intéressent vraiment qu’à la campagne présidentielle de 2017 qui se profile. Pour agir comme ils devraient le faire, de la force et de la volonté sont nécessaires. Peut-être aussi du renoncement… et cela, nul ne le veut parmi nos politiciens. Pourquoi, quand on est madame Taubira, renoncer à un logement parisien de 100m² dont le loyer est inférieur aux prix du marché ?

Mais tous les Français ne sont pas encore arrivés au stade de la guerre civile générale et de la famine. Ils n’en sont pas encore tous au point de devoir laisser leurs maisons aux mains des migrants. Ils ne sont pas tous au chômage. Alors, la vie continue sans qu’aucun changement ne survienne. La majorité des Français est aveuglée par le « confort » apparent et leurs esprits sont ramollis par les écrans qui n’aident plus à la réflexion. Laisserons-nous tracer l’histoire d’un XXIe siècle dans une telle passivité et avec de tels dangers pour l’homme et la société? feu-de-cheminc3a9e-virtuel

Tout à fait par hasard, aujourd’hui, le 18 janvier serait, selon des études diverses, le jour de l’année le plus déprimant pour les Français. Au cœur de l’hiver, dans la routine quotidienne déjà inscrite dans une sorte d’hibernation, ces quelques mots coïncident bien. Or, comme résolution pour 2016, sortons de notre léthargie, soyons ces flammes énergiques qui illuminent l’hiver et qui peuvent peut-être réchauffer l’état de notre patrie.