La France amorce son retrait de Centrafrique 

Lancée en décembre 2013, l’opération Sangaris devait normalement ne pas durer. Comme on pouvait le pressentir, elle s’est enlisée en Centrafrique. Il y a toujours 1700 militaires français sur place mais la France a entamé un dégagement progressif, qui va s’accélérer. Il ne devrait y avoir plus que 900 militaires d’ici fin juin. Fin mai, l’armée française a déjà retiré trois hélicoptères Puma. Le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’armée française, a donné des précisions sur le nouveau dispositif: « De plus en plus notre dispositif va se recentrer sur la capitale Bangui. À partir de Bangui nous serons capables de nous déployer extrêmement rapidement en appui des forces de l’ONU mobilisées dans le pays. »  Les emprises militaires française à Bria et N’Délé ont ainsi été transférée à la MINUSCA les 22 et 28 mai 2015. Pour Zone Militaire, les effectifs militaires français resteront, après ce désengagement, deux fois plus importants par rapport à ce qu’ils étaient avant le début de la crise centrafricaine. Jusqu’en 2013, l’opération Boali mobilisait 450 soldats.

La MINUSCA, qui va prendre le relais, va porter son effectif à 10.000 hommes avant fin août alors qu’il est actuellement de 8.500 hommes. Selon France 24, ce passage de témoin rencontre quelques difficultés de logistique.
La mission européenne l’EUMAM RCA, qui a pris la suite de la mission EUFOR, a été lancée mi-mars. Elle doit conseiller les autorités militaires de la République centrafricaine sur les réformes nécessaires pour transformer les forces armées. Basée à Bangui, elle est commandée par un français, le général de brigade Dominique Laugel et sera composée de 60 personnes, qu’il a été difficile de rassembler. Le budget est estimé à 7,9 millions d’euros sur une durée de 12 mois.