Euthanasie : « loi d’ultime Liberté »? Les Gavroches contestent ! 

Euthanasie

Les Gavroches, groupe né en marge des réformes « sociétales » menées par le gouvernement actuel, se sont réunis ce matin devant le Comité Consultatif National d’Ethique ; leur objectif : dénoncer le prolongement de la loi Léonetti promise par Manuel Valls le 8 avril 2014 –  « Un consensus peut être trouvé dans le prolongement de la loi Leonetti ». L’Institut France Renaissance a fait paraître un communiqué permettant de comprendre les tenants et aboutissants de cette restructuration. 

Gavroches

Les Gavroches devant le CCNE

La réforme de cette loi faciliterait directement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté, encouragés par des associations telles que l’ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) qui milite en faveur de ce qu’elle nomme une « loi d’Ultime Liberté ». Déni sémantique, l’ADMD use du postulat de la liberté pour stimuler les opinions en sa faveur ; quelle liberté au citoyen demandant l’aval du gouvernement pour mettre fin à ses jours ? Après les « guerres propres », les « morts propres » ou « droit à mourir dans la dignité » ; existe-t-il des morts indignes qu’un suicide médicalisé pourrait anoblir ? Jean-Luc Romero (Président de l’ADMD), apologète du « droit à mourir dans la dignité » ayant pour devise « L’avenir dure toujours », on n’est plus à une contradiction près…

Romero

Jean-Luc Romero

Au niveau économique, de telles pratiques sur la « fin de vie » permettraient d’éviter l’installation d’un plan d’urgence coûteux pour le développement des soins palliatifs tel que l’avait par exemple demandé Tugdual Derville. Préoccupante société dans laquelle l’accompagnement d’un patient dans ses derniers jours paraît avilissant…

Par leur action, les Gavroches ont rappelé qu’il était une partie du peuple français, dont il n’est généralement fait aucun cas dans la majorité actuelle, prête à se mobiliser pour dénoncer des réformes « sociétales » iniques imposées par un gouvernement dont le seul apanage dans la tempête politico-économique actuelle semble être son idéologie mortifère.

Pour suivre les actions des Gavroches, retrouvez leur page Facebook et twitter

Communiqué complet des Gavroches : 

Paris, le 23 octobre 2014

Gouverne-MENT

Euthanasie, un débat confisqué ?

Devant le Conseil Consultatif National d’Ethique, au matin de la remise du rapport sur la Fin de Vie, Les Gavroches dénoncent la volonté du gouvernent de réformer la Loi Léonetti.

LesGavrochesdénoncentlescalculspolitiquesquiconduisentàbraderledébatsurlafindevie auprofit de calculs politiques, pour maintenir une majorité gouvernementale fragile.

Les Gavroches rappellent que toute ouverture législative vers l’euthanasie contribuerait à banaliser l’acte de tuer.

Euthanasie, Suicide assisté, sédation terminale, autant de termes précis sur lesquels la Conférence des citoyens et les membres du Comité Consultatif National d’éthique se sont penchés ces derniers mois.

Des lobbies et un certain nombre de personnes au gouvernement sont favorables à l’euthanasie ou au suicide assisté. Pour faire avancer leurs arguments, les membres du Parti Radical de Gauche ont, ces derniers jours, fait un odieux chantage : ils ont conditionné leur soutien à une majorité gouvernementale aux abois à la promesse d’une légalisation de l’euthanasie. La réponse du Président de la République et du Premier ministre ne s’est pas fait attendre : ils ont promis le dépôt d’un texte de loi au Parlement en mars prochain sur ce sujet.

Les déclarations divergentes de Jean Léonetti et d’Alain Claeys sur le cadre de la mission parlementaire qui leur est confiée laissent penser qu’il ne s’agit pas seulement de réfléchir à des aménagements de la Loi Léonetti mais bien de l’ouverture à une exception d’euthanasie.

Les Gavroches interpellent donc le Gouverne-MENT et réclament un véritable débat sur la question de la fin de vie, un débat qui ne soit pas confisqué par des institutions partisanes et partiales, un débat qui laisse entendre les arguments contraires aux lobbys favorables à l’euthanasie.

Les Gavroches veulent donc rappeler leurs convictions sur cette question de la fin de vie.

  •   La dignité de la personne reste entière même quand l’état physique ou mental est diminué.
  •   Il n’existe pas de hiérarchie dans la dignité

    Les Gavroches veulent donc dénoncer qu’une ouverture de l’euthanasie conduirait à «un devoir de mourir pour les indignes» et une banalisation de la pensée eugéniste.

Légaliser l’euthanasie

  •  ne serait-ce pas donner aux personnes en fin de vie l’impression dêtre un poids pour leurs proches, pour le personnel médical, pour la société toute entière ?
  •  ne serait-ce pas offrir aux proches dun malade un soulagement qui passerait par mise à mort dune personne souffrante ?
  • ne serait-ce pas conduire à un arbitrage financier nécessaire en défaveur des soins palliatifs, en défaveur des soins pour les malades incurables ?
  •   ne serait-ce pas nier la dignité de la personne dont le cas est jugé irrécupérable ?
  •   ne serait-pas enterrer le délit de non-assistance à personne en danger ?
  • ne serait-ce pas créer un personnel médical au service de la mort ? Les Gavroches affirment que ces questions ne peuvent être ignorées.

    Les Gavroches pensent que la loi Léonetti est suffisante et rappellent sa trop faible application. Ils relayent les inquiétudes des professionnels de la santé en soulignant la méconnaissance par les Français de cette loi et le trop de moyens alloués au développement et à lamélioration des soins palliatifs.

    Le Mouvement des Gavroches :

    Les Gavroches convoquent l’imaginaire des Misérables pour réinventer un roman national. Ces enfants des barricades, amoureux des arts, s’engagent pour replacer le débat politique dans la rue et créer le dialogue.

    Avec humour, amitié et subversion, ils vont au contact direct du peuple pour sensibiliser et défendre une école sans idéologie, la filiation père-mère-enfant et la dignité de la personne humaine. Ils veulent réinventer un patriotisme fraternel et populaire qui brise l’entre-soi communautariste.

    Les Gavroches osent l’impertinence généreuse !