En avant avec Belle et Sébastien ! 

 

Belle et Sébasttien 3

  Il est rare de pouvoir présenter un film actuellement sur les écrans de cinéma et qui soit tout public. Aussi est-ce avec joie que l’on peut évoquer aujourd’hui « Belle et Sébastien, l’aventure continue ».

Film à l’affiche depuis le 9 décembre dernier, il fait suite au premier volet « Belle et Sébastien », sorti avec succès il y a deux ans. Pour le réaliser, Christian Duguay, à la suite du célèbre Nicolas Vanier, s’est inspiré du roman de Cécile Aubry. Cette dernière, il y a plusieurs décennies déjà, avait enchanté petits et grands avec la belle chienne Belle, et Sébastien le petit garçon espiègle et sympathique (Félix Bossuet), dans un petit village au coeur des Alpes. Les lecteurs les avaient découverts au fil de l’oeuvre, ils avaient même eu la chance en 1965 de les suivre à nouveau dans une série-feuilleton en noir et blanc. Aujourd’hui, c’est en couleurs et avec les mêmes musiques si belles que Belle et Sébastien nous entraînent dans leur sillage.

Alors que le premier volet se passait pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de Résistance, le printemps et la paix entourent cette seconde partie qui se passe en septembre 1945. Les paysages enchantent le spectateur, vertes montagnes, gais pâturages, fleurs au creux des rochers, petit village de pierre niché entre deux versants, tout y est. La vie s’écoule, désormais paisible. Mais… que se passe-t-il? Sébastien n’est pas à l’école? Eh oui, si ce petit garçon désormais âgé de 10 ans a gardé toute son innocence, il n’en est pas moins têtu. Il attend avec impatience le retour d’Angelina (Margaux Châtelier) qui ne revient pas: l’avion qui la ramenait au pays a eu un accident dans les forêts transalpines. Le jeune garçon et César, son grand-père adoptif, (Tchéky Karyo) décident de partir à sa recherche, convaincus qu’elle est en vie. Toute une série de rencontres et de rebondissements surprend le spectateur avec des émotions, des peines et des joies encore plus grandes.

Belle et Sébastien 2Ce qui marque beaucoup, aujourd’hui où l’on n’a plus l’habitude d’un tel scénario, est sans doute le caractère « traditionnel » : la Famille est bien mise en avant. Sébastien n’est peut-être pas si orphelin qu’il le croyait avec ce mystérieux Pierre (Thierry Neuvic).  Il les aime tant tous ces gens qui l’entourent ! Il s’agit de s’épauler pour aller de l’avant en dépit des difficultés: à cette seule condition, il est possible de retrouver le vrai bonheur. L’attachement de l’enfant pour sa belle chienne est attendrissant. Les deux sont inséparables !

Car au-delà encore de la dimension familiale et affective, c’est l’enfance qui est mise en valeur. Sébastien se lie d’amitié avec la petite Italienne Gabrielle et c’est tout un vent de fraîcheur, de spontanéité, de pureté et d’innocence qui souffle alors. Aucune scène ne vient choquer, bien au contraire.

Dans les salles, vous le constaterez, il n’y a quasiment que des enfants, d’ailleurs fous de joie ; il suffit que vous arriviez entre adultes pour que l’on vous regarde bizarrement, comme pour dire « c’est un film pour enfants, que faites-vous ici? ». Eh bien, sachez que cette brise d’enfance apporte beaucoup en cette période de Noël: en plus de découvrir une belle oeuvre littéraire et audiovisuelle, vous retrouverez de belles valeurs bien estimables aujourd’hui. Alors allez voir Belle et Sébastien 2 et allez-y en famille ! Qui sait, l’espace d’une heure et demi, vous retomberez peut-être en enfance !