Djihadisme: la Belgique et l’Espagne veulent renforcer les contrôles dans l’espace Schengen 

Les attentats qui ont secoué la France, la semaine dernière, ont vu la Belgique et l’Espagne demander un renforcement des contrôles dans l’espace Schengen. Vendredi dernier, à son arrivée, au conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur belge Jan Jambon a indiqué qu’il voudrait renforcer les contrôles aux frontières de la zone Schengen. « Il faut faire en sorte que les contrôles aient effectivement lieu. Au niveau européen, on s’affaire surtout à s’assurer que les personnes en charge aient les moyens appropriés, les bases de données, etc. Mais si l’homme qui se trouve derrière la vitre pour contrôler les passeports n’est pas suffisamment vigilant, et qu’il fait passer les gens facilement, on se retrouve face à un gigantesque trou dans le réseau », a-t-il déclaré à la VRT, chaîne flamande. Le ministre N-VA veut stimuler l’attention des douaniers « afin que chaque contrôle qui doit être fait le soit effectivement. Il faut que les pays Schengen soient sur la même longueur d’onde, mais c’est plus un travail pratique que législatif. Si les contrôles n’ont pas effectivement lieu, on peut passer comme on l’entend. La chaîne est aussi forte que le maillon faible ».

Dimanche, c’est le ministre de l’Intérieur espagnol Jorge Fernandez Diaz qui a déclaré défendre une modification du traité de Schengen pour permettre des contrôles aux frontières au sein de cet espace européen afin de limiter la mobilité de combattants islamistes revenant en Europe: »Nous allons défendre l’établissement de contrôles aux frontières et il est possible qu’en conséquence il faille modifier le traité de Schengen. La mobilité existant dans l’Union européenne facilite les déplacements (des jihadistes) vers n’importe quel pays et aussi vers notre pays. » De ce fait, l’Espagne souhaite la mise en place de « contrôles déterminés n’allant pas à l’encontre du principe de libre circulation mais dont le but est que les personnes qui présenteraient un risque ou sur lesquelles il existerait des doutes fondés qu’elles puissent être terroristes (…) n’utilisent pas la liberté de mouvement au détriment de notre liberté et de notre sécurité ».

La Belgique et l’Espagne semblent donc sur la même longueur d’ondes sur ce dossier mais on ne sait pas quel suite donneront les pays de l’UE à cette demande.