Congrès européen sur le Réveil des Nations : « La guerre qui est la nôtre est décisive et nous verra soit triompher soit disparaître » 

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Samedi 22 novembre 2014, le GUD (Groupe Union Défense) organisait son premier congrès Européen sur le thème : « le Réveil des Nations », réunissant différents mouvements nationalistes italien (Casa Pound), grec (Aube Dorée), espagnol (Liga Joven, Movimiento Social Republicano MSR), belge (Nation) et français (Synthèse Nationale, Mouvement d’Action Sociale MAS). 

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L’enracinement au service de l’identité européenne 

Mot d’ordre de cette réunion, la défense de l’identité européenne apparaît comme une urgence parmi ses peuples, nécessité marquée par le retour d’une conscience collective rassemblée par une Histoire et une linguistique communes. Cet impératif soulève une volonté fédératrice : celle de la révolution nationale, expression éminemment populaire et clef de la réussite d’un groupe comme Aube Dorée – à titre subjectif. Son représentant l’assure « une Europe unie et nationaliste, respectant les cultures et identités de tous ses peuples, peut faire des miracles ». Un tel désir de rassemblement se fait ressentir à l’échelle continentale mais également au sein même des pays dans lequel il s’exprime ; ainsi le MSR espagnol de rassembler au sein de son mouvement des partisans antagonistes – communistes, phalangistes, anarchistes ou nationalistes révolutionnaires – dont les clivages s’évanouissent à la lueur d’une éventuelle abolition de la « décadence généralisée de toute l’Europe ». 

De l’offensive libérale

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Logo du Mouvement d’Action Sociale

Une telle « dégénérescence » ne relève en rien d’un ennemi désigné par une lecture unilatérale des événements ; résultante d’une conjonction de données tant factuelles qu’idéologiques, elle est selon Arnaud de Robert, fruit de « la globalisation d’un autoritarisme libéral généralisé […] », menée par une « oligarchie atlantiste et antinationale. » Tout comme le représentant d’Aube Dorée, le porte-parole du MAS déclare que sous la menace du terrorisme, l’islam est proclamé par certaines instances étatiques comme l’ultime adversaire dont la destruction du peuple européen millénaire est l’objectif initial. « Notre ennemi n’a pas de visage : il s’appelle Emmanuel Macron, Jean-Claude Junker, Rothschild, le FMI, la BCE, … ! », conclu-t-il. 

Le passage de la contestation à l’organisation 

Les différents groupes en sont conscients : l’état contestataire ne peut constituer une finalité et l’initiative politique – qu’elle s’opère à l’échelle locale ou nationale – paraît indispensable. Concentrant tous les intérêts, le postulat de la « justice sociale » emporte la prédilection, animé par des projets pragmatiques (réinvestissement du domaine politique local, des micro-crédits, …) et doublé d’une position ethnique ancrée (le projet de la remigration a été salué, jugé comme un phénomène particulièrement sensé). La défense des libertés – notamment d’expression – et de la tradition civilisationnelle ont également reçu l’approbation générale.

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Salle du congrès

L’inquiétude liée à la perte d’identité européenne était palpable au sein de cette vaste assemblée ; sûrs du caractère irrémédiable d’un grand remplacement engendré par des enjeux démographiques, le coeur du combat semble désormais se tourner de manière ostentatoire vers son expression culturelle. Proscrivant tout positionnement intermédiaire, cette lutte revêt quoiqu’il en soit une dimension eschatologique : « la guerre qui est la nôtre est décisive à tous les titres, et elle nous verra soit triompher soit disparaître, en tant que civilisation, culture, peuple et race. »